Lettre aux adhérents N°6

Voici notre sixième lettre d’information. Nous y faisons le point sur la poursuite du travail à l’Institution Bourdault, ainsi que sur l’avancée des entretiens à l’ESAT (Établissement et Service d’Aide par le Travail) de Vesoul.
Les entretiens avec les enfants et les jeunes de Bourdault sont terminés, et il ne reste qu’à recueillir leurs corrections ; il faut donc organiser une ultime réunion avec eux. L’une des jeunes, Schady, en classe de première, a souhaité que nous nous voyions pour travailler en direct sur son texte ; ce travail, commencé la semaine passée, sera fini à la mi-juin. Il est vraiment encourageant de constater l’implication de ces jeunes dans notre projet.

D’autre part, les entretiens avec plusieurs éducateurs ainsi qu’avec le directeur de l’Institution Bourdault, M. Chauvez, et la chef de service, Mme Navarro, sont presque terminés ; il ne reste qu’à en réaliser deux ou trois, puis à décrypter le tout. Viendra ensuite le temps de publier ces entretiens sur notre site web, et surtout de construire un livre qui ait du sens pour l’Institution Bourdault, les enfants en particulier, et bien au-delà : pour l’ensemble de la société.

Le contexte politique et éthique s’avère plutôt défavorable : l’État prône en effet une « désinstitutionnalisation » qui ne peut nous laisser insensibles. Faire sortir les personnes des institutions, pourquoi pas, mais avec quel accompagnement et pour les mettre où donc ? Dans le cadre de ces grandes manœuvres budgétaires visant à alléger les charges de l’État, ce sont les « personnes invisibles et inaudibles » qui seront les premières à en faire les frais, et nous sommes donc au cœur de l’objet de notre association.

Nous sommes entrés dans l’économie à la manière d’Alphonse Allais, qui préconisait de « prendre l’argent chez les pauvres, ils sont plus nombreux que les riches » ! L’inquiétude en ce qui concerne le travail social et la considération pour les « vieux », les « handicapés » et les enfants placés est désormais réelle, et, dans le secteur de l’éducation spécialisée, elle gagne et s’étend.

Du côté de l’ESAT, les entretiens avec les travailleurs en situation de handicap sont terminés. Il reste à les décrypter – merci d’avance aux bonnes volontés ! –, à réaliser les entretiens avec les éducateurs, et puis là encore à construire un livre qui fasse sens. Beaucoup de ces entretiens sont surprenants, parfois dérangeants, parce que le niveau de sincérité est, comme chez les enfants, extrêmement élevé.

Philippe Godard

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